Salut les chicos et les chicas !
Pour commencer, quelques explications, "chicos et chicas" veut dire en espagnol "les gars et les filles" !
Nous sommes donc arrives a Buenos Aires lundi dernier (le 10) et avons trouve une auberge de jeunesse plus a notre gout, dans un ancien batiment du debut 20eme, tres haut de plafond et redécoré de maniere tres sympatique. On a notre propre chambre et un bon lit. Et c est cool parce qu on a decide de rester jusqu au 16. C est la premiere fois qu on reste si longtemps au meme endroit (notre record etait de 4 jours a Bariloche) et ca fait du bien de ne pas avoir a faire et defaire son sac tous les deux minutes.
Six jours donc a la capitale... enfin pas tout a fait puisque nous avons fait deux excursions : l une a Tigre, petite ville a 40 km, et une autre a Colonia de Sacramento, en Uruguay.
Mais commencons par le commencement. Buenos Aires est une tres belle ville aux multiples facettes : entre buldings de verre qui cotoient les nuages, immeubles de pierre a la francaise ou a l italienne du debut 20eme, vieilles batisses au style coloniale qui rappellent a la fois Cuba et l Espagne, et boulevards titaniesques construits par des dictateurs megalos.
Differents style pour differents quartiers : le centre, tres moderne, qui regroupe a la fois le quartier des affaires, les banques et les rues pietonnes aux devantures de luxe.
San Telmo, quartier plus ancien aux nombreux antiquaires ( c est la qu on dort, pas chez les antiquaires bien evidement !)
Palmero, quartier bobo, ou encore le magnifique La Boca, un des tous premiers quartiers de la ville construit par les espagnols et qui, avec le temps est devenu le quartier des artistes. Un peu le Montmarttre local, sans la butte et les moulins. C est tres touristique mais tres joli, les maisons de bois ou de toles sont peintes de toutes les couleurs avec une predominance pour le rouge, le jaune et le bleu. Tres jolies, meme si avec toutes les boutiques pour touristes, ca a un perdu de son authenticite. C est egalement dans ce quartier que se trouve le celebre stade de Boca junior, pour les fans de foot.
Buenos Aires, c est aussi l obelisque, vachement moins beau que le notre sans chauvinisme aucun : le notre, qui n est pas a nous mais aux Egyptiens, est recouvert d inscriptions et de feuilles d or, le leur n a que la forme et aucune hyeroglyphe (ou avant-hier-oglyphe, je ne sais plus !!!).
Buenos Aires, c est egalement les bus qui foncent comme des fous, une pollution impressionante, et bien sur, le Tango. Ah, le Tango... Nous n avons pas resiste et, en bon touriste, nous sommes alles voir un spectacle de cette danse assez unique en son genre. Nous nous sommes retrouves au theatre Piazzola, au nom du celebre bandeoniste : superbe theatre au style un peu rococo mais pas trop, aux balcons blancs, velour rouge, table de bois et serveurs en liquette. Tres classe. Puis, le spectacle... 4 couples de danseurs, un chanteur, une chanteuse et un quintette de musiciens composé de 2 bandeonistes, un pianiste, un violoniste et un bassiste. Pour une fois, ce n est pas un paysage qui me donne du fil a retordre a decrire... mais ce spectacle m a quand meme inspire ces quelques vers maladroit que je me permets de vous rapporter :
"Tango
Ou quand la danse devient de l Art,
Quand elle nous raconte des histoires.
Histoires d amour, mais pas seulement,
De haines aussi, d affrontements violents.
De corps qui se melent,
s entremelent,
se demenent.
Bras qui se lient, jambes qui se plient,
Hanche qui se tend, bassin qui se fend.
Mais l esprit aussi est de la partie,
Surtout l ego qui domine ce conflit :
Lui va vers elle, elle ne le voit,
Elle se fait belle, lui vers l arriere fait deux pas.
Dedain simulé, interet simagre.
Et puis de nouveau ces corps enlaces,
De nouveau ce combat de fiertes,
Qui voit s epanouir dans un seul tourbillon,
Tentation, passion mais aussi seduction,
Et finalement, deux corps en fusion,
Dans un total abandon."
C est encore un peu bancale, mais il fallait que ca sorte...
Vous l aurez devine, on a beaucoup aime.
Comme je le disais en debut de recit, nous avons egalement entrecoupe notre sejour a Buenos Aires de petites excursions.
Pour la premiere, nous avons ete a la ville de Tigre, a une quarantaine de km de Buenos Aires qui se situe sur un delta fluvial de 30km sur 30. Quand la terre rencontre l eau et forme un incroyable labyrinthe de canaux, voies d eau qui serpentent, se faufilent entre petites iles, ilots et bout de terre, le tout recouvert d une nature luxuriante dont des gigantesques saules pleureurs aux branches faisant trempette. Et puis, dissemines ici et la, maisonettes, pontons, villas et residences.
Nous nous sommes rendues la bas en prennant l equivalent du RER, puis en embarquant sur ce qu ils appellent des bateaux-bus, embarquations toutes en longueurs et toutes en bois qui desservent les differents habitations de ce delta.
Nous sommes descendus a "Tres Bocas" et, sans attendre, nous nous sommes perdus dans les dedales d eau et de verdures de ce labyrinthe. Perdus mais contents parce que c etait vraiment tres joli et puis ce n est pas si grand et on s est vite retrouves.
Pour notre deuxieme sortie, nous avons quitte le pays, direction l Uruguay et la petit port de Colonia de Sacramento (attention, les photos sont dans la section Uruguay).
La aussi, nous avons pris un bateau mais bien plus gros car il s agit de traverser pendant 3 heures le rio de Plata, un bras de mer de 50km de long, avant d arriver a cette petite ville qui, comme son nom l indique, est une ancienne colonie espagnole bien preservee et qui est d ailleurs inscrite au Patrimoine mondiale de l UNESCO (alors les enfants, et les plus grands, vous savez ce que c est l UNESCO ? Non ? alors vous avez des devoirs...).
On a l impression, dans ce petit bout de terre, que le temps s est arrete et qu on se trouve quelques siecles en arriere, au temps ou l espagne dominait ce continent. Les maisons sont tres hautes de plafonds, les couleurs sont patinees, les paves d epoques et pas tres bien alignes. Ici, ce ne sont pas les pigeons et les moineaux qui peuplent les arbres mais des petits perroquets de couleur verte qui font un bruit d enfer. C est calme (a part les perroquets), c est beau... mais on a vite fait le tour et une journee est largement suffisante ! On a beaucoup aime quand meme et puis ca repose de Buenos Aires et de son agitation de capitale.
Que vous dire d autre... qu on se regale presque tous les soirs de morceaux de boeuf de tailles titanesques accompagnes de frites maisons, qu il fait chaud et beau (comme dans la fameuse contrepetrie belge !!!) et qu on est en tongues tout le temps (du coup nos pieds sont bien plus larges et a notre retour on ne rentrera plus : moi, dans mes souliers cires et Aurelie dans ses escarpins a talons...), que du coup, comme il fait chaud, les moustiques attaquent (enfin, surtout Aurelie qui est pour moi le meilleur anti-moustique du monde,... presque aussi bien que Stephane M. de Paris).
Voila, Buenos Aires, on aime bien et on le recommande. On part demain, dimanche 16, pour Iguazu et ces chutes (mais pas de reins) puis le Bresil. Donc, comme d habitude, a suivre...
Ne ratez pas la reponse au grand jeu avec le nom des gagnants, ainsi que notre nouvelle devinette.
Des bises a tous et prennez soin de vous... et pour ceux qui sont en age, allez voter, et allez les bleus (mais ca c est pour tous les ages).
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